Ce simulateur calcule les intérêts nets de votre Livret A selon les règles officielles 2026 : calcul par quinzaine, capitalisation annuelle au 31 décembre, plafond de versements à 22 950 €.
Renseignez votre versement initial, vos versements mensuels et la durée : vous obtenez la projection exacte de votre capital et de vos intérêts nets, sans aucune fiscalité à déduire.
Taux en vigueur depuis le 1er août 2026 : 1,7 %, net d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
{{text-rich}}
Trois paramètres suffisent pour obtenir une projection fiable de votre épargne.
C'est le capital déjà présent ou déposé à l'ouverture. Le simulateur accepte n'importe quel montant jusqu'au plafond de 22 950 €. Si votre Livret A est partiellement alimenté, renseignez le solde actuel.
Ajouter un versement mensuel régulier amplifie significativement le capital final grâce à la capitalisation annuelle.
Un versement de 200 € par mois pendant 10 ans sur un Livret A à 1,7 % génère environ 26 370 € de capital final pour 24 000 € versés, soit 2 370 € d'intérêts nets sur la période. Ces intérêts sont entièrement exonérés d'impôt : vous les gardez intégralement.
Le Livret A est un placement sans durée minimale ni durée maximale. Vous pouvez retirer à tout moment. La durée affecte uniquement la quantité d'intérêts générés et l'effet de la capitalisation annuelle.
Plus vous laissez l'argent longtemps, plus les intérêts des années précédentes produisent eux-mêmes des intérêts.
Le plafond du Livret A est fixé à 22 950 € pour une personne physique. Ce plafond porte uniquement sur les versements effectués : les intérêts capitalisés peuvent porter le solde au-delà de ce montant sans aucune conséquence.
Un Livret A alimenté au plafond depuis plusieurs années peut valoir 25 000 € ou plus, les versements restant bloqués à 22 950 €.
La loi autorise un seul Livret A par personne physique. La détention de deux Livrets A est interdite et peut entraîner une régularisation fiscale.
En revanche, chaque membre d'un foyer peut détenir son propre Livret A : un couple peut donc avoir deux Livrets A, soit 45 900 € de versements cumulés.
Le capital déposé sur un Livret A est disponible à tout moment, sans préavis ni pénalité. Les retraits sont possibles en agence ou en ligne, généralement créditeurs sur le compte courant dans la journée. C'est cette liquidité totale qui justifie son rôle d'épargne de précaution, au prix d'un rendement limité.
Le Livret A est accessible à toute personne physique, y compris les mineurs (ouvert par le représentant légal). Il n'existe pas de condition de revenus, de nationalité ou de résidence fiscale pour l'ouverture, contrairement au LEP. Les personnes morales (entreprises, associations) ne peuvent pas détenir de Livret A.
Les intérêts du Livret A ne sont pas calculés au jour le jour. Ils suivent une règle de quinzaines officielle, définie par arrêté ministériel, qui conditionne directement combien vous gagnez selon la date de votre versement.
L'année est découpée en 24 quinzaines : chaque quinzaine commence le 1er ou le 16 du mois.
Un versement effectué entre le 1er et le 15 du mois commence à produire des intérêts à partir du 16 du même mois.
Un versement effectué entre le 16 et le 31 ne produit des intérêts qu'à partir du 1er du mois suivant.
Conséquence directe : un versement effectué le 14 du mois génère des intérêts à partir du 16, soit 2 jours après.
Un versement effectué le 17 ne génère des intérêts qu'au 1er du mois suivant, soit 14 jours plus tard.
La différence de timing peut représenter une quinzaine entière d'intérêts perdue.
Pour maximiser les intérêts sans changer le montant versé, deux règles simples :
Pour les dépôts : effectuez-les au plus tard le 14 ou le 30 du mois. Votre argent travaillera dès la quinzaine suivante (le 16 ou le 1er).
Pour les retraits : attendez le 2 ou le 17 du mois. Si vous retirez le 15, vous perdez les intérêts de toute la première quinzaine du mois. Si vous retirez le 31, vous perdez les intérêts de la deuxième quinzaine.
Ces règles ne changent pas le rendement nominal du Livret A, mais optimisent le nombre de quinzaines productives sur l'année.
Les intérêts calculés sur l'année sont versés une seule fois, le 31 décembre. Ils s'ajoutent au capital existant et produisent eux-mêmes des intérêts l'année suivante : c'est le mécanisme des intérêts composés, appliqué annuellement.
Sur courte durée (1-3 ans), l'effet est limité. Sur 15-20 ans, il devient significatif même à taux faible.
Exemple concret : un Livret A plein à 22 950 € génère 390 € d'intérêts nets la première année à 1,7 %. L'année suivante, la base de calcul est 23 340 € (capital + intérêts capitalisés), soit 396 € d'intérêts.
Sur 10 ans sans aucun versement supplémentaire : capital final de 27 179 €, soit 4 229 € d'intérêts nets accumulés, entièrement exonérés d'impôt.
Le Livret A bénéficie d'une exonération totale et automatique : les intérêts ne sont soumis ni à l'impôt sur le revenu, ni aux prélèvements sociaux (CSG, CRDS). Cette exonération est acquise de plein droit, sans déclaration ni démarche. Elle s'applique quel que soit le montant des intérêts perçus et quel que soit le revenu du titulaire.
Les chiffres affichés par le simulateur sont donc des montants nets définitifs : aucune déduction à appliquer. C'est l'un des rares placements français où le rendement affiché est strictement identique au rendement perçu.
Cette exonération est l'argument fiscal fort du Livret A. En comparaison, les intérêts d'un compte sur livret bancaire ordinaire sont soumis au PFU de 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS après 2024, 18,6 % PS depuis 2026), ce qui réduit le rendement réel d'un tiers.
Le taux du Livret A est fixé par arrêté du ministre de l'Économie, sur proposition de la Banque de France. Il est révisé deux fois par an, le 1er février et le 1er août, selon une formule prenant en compte l'inflation et les taux interbancaires à court terme.
Historique récent :
Le rendement réel : ce que le simulateur ne montre pas
Le taux nominal de 1,7 % est net d'impôt, mais pas net d'inflation. En mai 2026, l'inflation française s'établissait à environ 2,4 % (source : INSEE). Le rendement réel du Livret A en 2026 est donc négatif : environ -0,7 %. Votre capital augmente en euros, mais son pouvoir d'achat diminue.
Ce n'est pas une raison de vider son Livret A : c'est une raison de ne pas le surdimensionner. Le Livret A a une fonction précise dans un patrimoine bien structuré. Au-delà de cette fonction, l'argent immobilisé sur ce livret perd du pouvoir d'achat chaque année.
Ces trois livrets réglementés fonctionnent selon le même mécanisme (quinzaines, capitalisation annuelle, exonération fiscale totale) mais avec des taux et des conditions d'accès différents.
Le Livret A est accessible à toute personne physique, sans condition de revenus. Plafond : 22 950 €, taux : 1,7 % depuis le 1er août 2026. C'est le livret universel, premier réflexe d'épargne pour tous les profils.
Le LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire) fonctionne identiquement au Livret A : même taux (1,7 %), même exonération fiscale, même mécanisme de quinzaines. Plafond inférieur : 12 000 €. Réservé aux majeurs résidents fiscaux français. Un foyer peut donc cumuler un Livret A et un LDDS, ce qui porte l'enveloppe livrets réglementés à 34 950 € par personne (22 950 + 12 000).
Le LEP (Livret d'Épargne Populaire) est le meilleur livret réglementé disponible en 2026 pour les ménages éligibles : taux de 2,5 %, soit 67 % de plus que le Livret A. Plafond : 10 000 €. Condition : ne pas dépasser un plafond de revenu fiscal de référence (environ 22 419 € pour une personne seule, 34 393 € pour un couple en 2026). En 2026, avec une inflation à 2,4 %, le LEP est le seul livret réglementé dont le rendement réel reste légèrement positif.
Recommandation pratique : si vous êtes éligible au LEP, alimentez-le en priorité jusqu'à son plafond avant le Livret A. La différence de rendement entre 1,7 % et 2,5 % sur 10 000 € pendant 10 ans représente environ 960 € d'intérêts supplémentaires nets, sans aucun risque ni complexité supplémentaire.
Le Livret A remplit une fonction précise : constituer et conserver une épargne de précaution liquide. Cette fonction a une taille optimale. Au-delà, conserver de l'argent sur un Livret A à 1,7 % alors que l'inflation dépasse ce taux est un coût d'opportunité réel.
Quelle taille d'épargne de précaution ? La règle communément admise est de disposer de 3 à 6 mois de dépenses courantes sur un support liquide et sans risque. Pour un foyer avec 3 000 € de dépenses mensuelles, cela représente entre 9 000 € et 18 000 € sur Livret A ou assimilé. Au-delà de ce seuil, l'argent immobilisé sur le livret perd du pouvoir d'achat sans raison patrimoniale solide.
Les alternatives pour l'épargne au-delà de la précaution :
Un fonds en euros d'assurance vie offre en 2025-2026 entre 2,5 % et 3,5 % de rendement, garanti en capital, avec une liquidité acceptable (rachat sous 72 heures) et une fiscalité avantageuse après 8 ans. Pour un horizon de 3 ans ou plus, c'est une alternative directe au Livret A surdimensionné.
Une assurance vie multisupport avec une part d'unités de compte permet de viser des rendements nettement supérieurs (4 % à 7 % selon le profil) sur un horizon de 5 à 10 ans, avec une diversification sur des actifs réels (ETF, SCPI, private equity).
Le PEA, pour l'épargne longue destinée aux marchés actions, offre après 5 ans une exonération totale d'impôt sur le revenu (seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus), avec un potentiel de rendement historique autour de 7 à 8 % sur 20 ans.
Un CGP analyse votre situation globale pour déterminer précisément quelle fraction de votre épargne doit rester liquide sur Livret A, et comment allouer le reste selon votre horizon, votre fiscalité et vos projets.
À votre écoute