Private equity : investir dans le non coté, performance et fiscalité

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Qu'est-ce que le private equity ?

Le private equity, ou capital-investissement, consiste à investir dans des entreprises non cotées en Bourse pour financer leur création, leur croissance ou leur transmission. Les fonds de private equity prennent des participations au capital de ces entreprises, les accompagnent pendant plusieurs années, puis revendent leurs parts avec l'objectif de réaliser une plus-value. Pour un particulier, l'accès se fait par des fonds spécialisés, logés en direct, en assurance vie ou dans un PER.

Selon l'étude France Invest et EY publiée en juin 2026, le capital-investissement français a délivré une performance nette de 10,7 % par an sur 10 ans à fin 2025, contre 9,5 % pour le CAC 40 dividendes réinvestis. Ces chiffres portent sur l'ensemble des fonds, majoritairement institutionnels, et masquent de fortes disparités d'un fonds à l'autre.

CaractéristiqueCe qu'il faut retenir en 2026
ActifsEntreprises non cotées, de la start-up à l'entreprise mature
Durée d'investissementGénéralement 8 à 10 ans, parfois plus
Performance historique10,7 % par an sur 10 ans à fin 2025 (France Invest)
LiquiditéFaible, capital bloqué pendant la durée du fonds
Ticket d'entréeDe quelques milliers d'euros (FCPR, ELTIF) à 100 000 € et plus (FPCI)
RisquePerte en capital partielle ou totale

👉 Le private equity se réserve à une part limitée d'un patrimoine déjà diversifié, avec un horizon long et une épargne de précaution disponible par ailleurs.

Les différentes stratégies de private equity

  • Capital-risque (venture capital) : financement de jeunes entreprises innovantes, au potentiel élevé et au risque d'échec important.
  • Capital-développement : financement de la croissance d'entreprises rentables, pour une expansion, une acquisition ou une internationalisation.
  • Capital-transmission (LBO) : rachat d'entreprises matures, financé en partie par de la dette, souvent aux côtés des dirigeants.
  • Capital-retournement : reprise d'entreprises en difficulté pour les redresser.
  • Fonds secondaires : rachat de parts de fonds existants auprès d'investisseurs qui souhaitent sortir, ce qui réduit la durée et lisse la courbe de performance.
  • Dette privée et infrastructures : financement non coté d'entreprises ou d'actifs réels, au profil de rendement plus régulier.

Comment investir en private equity ?

VéhiculeAccèsParticularités
FCPRGrand public, en direct ou en assurance vieExonération d'impôt sur le revenu des plus-values après 5 ans de détention
FCPI et FIPGrand publicRéduction d'impôt sur le revenu à la souscription, blocage de 6 à 10 ans
ELTIFGrand public depuis la réforme européenne de 2024Fonds européen de long terme, logeable en assurance vie et PER
Fonds evergreenAssurance vie et PER, selon les contratsFonds ouverts en continu, avec une liquidité partielle et encadrée
FPCIInvestisseurs avertis, à partir de 100 000 €Stratégies plus concentrées, appels de fonds progressifs

Les unités de compte de private equity se multiplient dans les contrats d'assurance vie et de PER, notamment depuis la loi Industrie verte de 2023, qui a élargi leur place dans les gestions pilotées. Elles permettent d'investir des montants plus modestes et de bénéficier de la fiscalité de l'enveloppe. Ces véhicules relèvent de la catégorie des FIA, présentée sur notre page fonds d'investissement.

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Comment se construit la performance ?

La performance d'un fonds de private equity suit une courbe en J : les premières années, la valeur baisse sous l'effet des frais et du temps nécessaire pour que les entreprises se développent. Les plus-values se matérialisent ensuite lors des cessions, généralement entre la cinquième et la dixième année. Elle se mesure par le taux de rendement interne (TRI) et par le multiple, qui rapporte les sommes rendues aux sommes investies.

💡 L'écart de performance entre les meilleurs et les moins bons fonds est beaucoup plus large en private equity que sur les marchés cotés. La sélection de la société de gestion, son historique et sa stratégie pèsent davantage que la moyenne du marché.

Quelle fiscalité pour le private equity ?

  • FCPR fiscal en direct : les plus-values et distributions sont exonérées d'impôt sur le revenu si les parts sont conservées au moins 5 ans et les produits réinvestis pendant cette période. Les prélèvements sociaux restent dus.
  • FCPI et FIP : réduction d'impôt à l'entrée, exonération des plus-values à la sortie hors prélèvements sociaux.
  • En assurance vie ou en PER : fiscalité de l'enveloppe, sans imposition des arbitrages.
  • Apport-cession : les dirigeants qui cèdent leur entreprise via une holding peuvent réinvestir une partie du produit dans des fonds de private equity pour conserver le report d'imposition de leur plus-value, sous conditions.

Pour une vision d'ensemble des dispositifs permettant de réduire son impôt, consultez notre page comment réduire ses impôts.

Les risques du private equity

  • Risque de perte en capital : les entreprises financées peuvent échouer, en particulier en capital-risque.
  • Risque de liquidité : le capital est bloqué pendant la durée du fonds, souvent 8 à 10 ans, parfois prolongée.
  • Risque de valorisation : la valeur des parts repose sur des estimations, en l'absence de cotation.
  • Frais : frais de gestion annuels souvent compris entre 2 % et 3,5 %, auxquels s'ajoute une part des plus-values revenant au gérant.
  • Risque de concentration pour les fonds investis dans un petit nombre d'entreprises.

⚡ Les performances moyennes publiées concernent surtout des fonds institutionnels. Les fonds accessibles aux particuliers, notamment les FCPI et FIP, ont historiquement affiché des résultats plus modestes, qui doivent être examinés fonds par fonds.

Comment Vaelios Patrimoine vous accompagne

Vaelios Patrimoine vous aide à déterminer si le private equity a sa place dans votre patrimoine :

  1. Définition de la part à allouer selon votre patrimoine, votre horizon et vos besoins de liquidité.
  2. Choix du véhicule : FCPR, ELTIF, fonds evergreen en assurance vie ou PER, FPCI.
  3. Sélection des sociétés de gestion selon leur historique, leur stratégie et leurs frais.
  4. Diversification dans le temps par des investissements réguliers sur plusieurs millésimes.

📞 Pour étudier une allocation en private equity adaptée à votre situation, prenez rendez-vous avec un conseiller.

Sources : France Invest et EY, performance nette des acteurs français du capital-investissement à fin 2025, juin 2026 ; règlement (UE) 2023/606 relatif aux ELTIF ; loi n° 2023-973 du 23 octobre 2023 relative à l'industrie verte ; Code général des impôts, articles 150-0 A, 150-0 B ter, 163 quinquies B et 199 terdecies-0 A.

Informations générales, ne constituant ni un conseil personnalisé ni une recommandation d'investissement. Le private equity présente un risque de perte en capital partielle ou totale et un risque d'illiquidité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La fiscalité dépend de votre situation et de la législation en vigueur.

À votre écoute

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Questions fréquentes sur le private equity

Accès, performance, fiscalité, risques : les réponses aux questions que se posent les investisseurs.

Le private equity est-il accessible aux particuliers ?

Oui, par l'intermédiaire de fonds ouverts au grand public comme les FCPR, les FCPI, les FIP ou les ELTIF, et de plus en plus via des unités de compte en assurance vie et en PER. Les fonds professionnels, comme les FPCI, restent réservés aux investisseurs avertis, avec un ticket d'au moins 100 000 € dans la plupart des cas.

Quelle est la performance du private equity ?

Selon l'étude France Invest et EY de juin 2026, le capital-investissement français a délivré 10,7 % par an net de frais sur 10 ans à fin 2025. Cette moyenne recouvre des écarts très importants entre fonds, et les fonds destinés aux particuliers ont souvent fait moins bien.

Combien de temps l'argent est-il bloqué ?

Pour un fonds classique, la durée de vie est généralement de 8 à 10 ans, avec des prolongations possibles. Les fonds evergreen proposés en assurance vie offrent une liquidité partielle, encadrée et parfois limitée en période de tension.

Qu'est-ce que la courbe en J ?

C'est le profil de performance typique d'un fonds de private equity : la valeur baisse les premières années, sous l'effet des frais et du temps de développement des entreprises, puis remonte à mesure que les participations sont cédées avec plus-value.

Comment sont imposés les gains du private equity ?

Dans un FCPR fiscal détenu en direct au moins 5 ans, les plus-values sont exonérées d'impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux restant dus. En assurance vie ou en PER, c'est la fiscalité de l'enveloppe qui s'applique. Les FCPI et FIP ouvrent en outre droit à une réduction d'impôt à l'entrée.

Qu'est-ce qu'un ELTIF ?

L'ELTIF est un fonds européen d'investissement de long terme, réformé en 2024 pour être plus accessible aux particuliers. Il investit dans des entreprises non cotées, des infrastructures ou de la dette privée, et peut être logé dans une assurance vie ou un PER.

Quelle part de son patrimoine investir en private equity ?

Il n'existe pas de règle unique, mais le private equity se limite en général à une petite part d'un patrimoine financier déjà diversifié, souvent entre 5 % et 15 % selon la situation, l'horizon et le besoin de liquidité de l'investisseur.

Quels sont les frais d'un fonds de private equity ?

Les frais de gestion annuels se situent souvent entre 2 % et 3,5 %, auxquels s'ajoutent des frais de souscription et une commission de performance, appelée carried interest, qui revient au gérant au-delà d'un rendement minimal. En assurance vie, les frais du contrat s'ajoutent.
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Investir comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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