Ce simulateur calcule le capital net de votre assurance vie après fiscalité réelle, pas seulement le capital brut.
Renseignez votre versement initial, vos versements mensuels, l'horizon de placement et votre statut fiscal : vous obtenez instantanément ce que vous toucherez réellement en cas de rachat, selon le barème 2026.
Fiscalité appliquée automatiquement : PFU 30 % avant 8 ans, abattement annuel (4 600 € / 9 200 € pour un couple) puis PFU 7,5 % après 8 ans pour les primes inférieures à 150 000 €.
La plupart des simulateurs affichent un capital final sans intégrer la fiscalité réelle du rachat. Ce n'est pas ce que vous toucherez.
L'assurance vie impose uniquement sur la quote-part de gains incluse dans chaque rachat et cette quote-part dépend du rapport gains/capital total du contrat à la date du retrait. Notre simulateur applique ce calcul exact, selon le barème 2026 en vigueur.
Exemple concret : vous avez versé 50 000 € sur un contrat qui vaut aujourd'hui 70 000 €. Vous retirez 14 000 €. La part taxable n'est pas 14 000 €, c'est la fraction correspondant aux gains : (20 000 / 70 000) × 14 000 = 4 000 €.
C'est sur ce montant uniquement que s'applique la fiscalité. Après 8 ans et en deçà de votre abattement annuel, vous ne payez rien sur ce rachat.
Cinq paramètres suffisent pour obtenir une projection fiable.
C'est le capital placé dès l'ouverture du contrat. Il n'existe pas de minimum légal, certains contrats en ligne acceptent 100 €. En pratique, un versement initial significatif maximise l'effet des intérêts composés dès la première année.
Les versements réguliers amplifient mécaniquement le rendement final grâce au lissage du coût d'entrée et à la capitalisation continue.
200 € par mois pendant 20 ans à 5 % de rendement génèrent plus de 82 000 € de capital final, pour 48 000 € versés, soit 34 000 € de gains bruts.
Le rendement dépend de l'allocation choisie entre fonds en euros et unités de compte.
En 2025, les fonds en euros des meilleurs contrats ont servi entre 2,5 % et 3,5 %. Un profil équilibré (50 % fonds euros / 50 % UC diversifiées) peut viser 4 % à 5 % annuels sur longue durée.
Un profil dynamique a historiquement approché 6 % à 8 % sur 15-20 ans, sans garantie de performance future.
Après 8 ans, l'abattement est de 4 600 € par an pour un célibataire, 9 200 € pour un couple marié ou pacsé. Cet abattement s'applique aux gains rachetés dans l'année, pas au capital.
En pilotant le montant de vos rachats annuels pour rester sous ce seuil, il est possible de récupérer ses gains progressivement sans payer d'impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus.
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L'assurance vie est le placement financier préféré des Français, avec plus de 1 900 milliards d'euros d'encours. C'est un contrat d'épargne souscrit auprès d'un assureur, qui permet de faire fructifier un capital dans un cadre fiscal avantageux tout en préparant la transmission de son patrimoine.
Contrairement à son nom, l'assurance vie n'est pas un produit d'assurance décès : c'est avant tout un outil d'épargne à long terme, accessible à tout moment via des rachats partiels ou totaux.
Le fonds en euros garantit le capital versé et génère des intérêts définitivement acquis chaque année (effet cliquet). En 2025, les meilleurs contrats ont servi entre 2,8 % et 3,5 %, des taux compétitifs face à un Livret A à 1,7 % depuis août 2026.
Le fonds en euros reste le socle sécuritaire du contrat, adapté à la fraction du capital qu'on ne peut pas se permettre de perdre.
Les unités de compte (UC) permettent d'investir dans des supports variés : ETF indiciels, SCPI, fonds actions, obligations, private equity.
Elles ne garantissent pas le capital (la valeur peut baisser) mais offrent un potentiel de rendement nettement supérieur sur le long terme.
Un ETF répliquant le MSCI World a généré environ 8 % annuels en moyenne sur les 20 dernières années (données Morningstar, hors frais de contrat). C'est dans les UC que se joue l'essentiel de la performance d'un contrat sur 15 ans ou plus.
La gestion pilotée confie l'allocation à un gestionnaire professionnel selon un profil de risque défini à l'ouverture (prudent, équilibré, dynamique). L'allocation évolue automatiquement dans le temps en sécurisant progressivement le capital à l'approche de l'horizon.
C'est la formule recommandée pour les épargnants qui ne souhaitent pas arbitrer eux-mêmes entre fonds euros et UC.
La fiscalité de l'assurance vie fonctionne par tranches de durée et par seuil de primes versées. Elle ne s'applique jamais sur le capital retiré, uniquement sur la quote-part de gains proportionnelle au rachat.
Les gains inclus dans le rachat sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux.
Le contribuable peut opter pour le barème progressif de l'IR si cela lui est plus favorable, option pertinente pour les foyers peu imposés.
Abattement annuel sur les gains : 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple).
Au-delà de l'abattement, les gains sont imposés à 7,5 % d'IR + 17,2 % de PS, soit 24,7 % au total. En dessous de l'abattement : seuls les 17,2 % de prélèvements sociaux s'appliquent.
Un pilotage des rachats sous ce seuil permet une sortie fiscalement optimisée.
Pour la fraction des gains correspondant aux primes versées au-delà de 150 000 € (tous contrats confondus par assuré), le taux d'IR passe à 12,8 % même après 8 ans soit 30% au total.
L'abattement annuel reste applicable. Ce seuil concerne une minorité d'épargnants mais modifie significativement la stratégie de rachat pour les patrimoines importants.
Ces trois enveloppes fiscales ne s'opposent pas : elles se combinent. Leurs différences de fonctionnement conditionnent l'ordre de priorité selon votre profil.
L'assurance vie convient à tout profil et tout horizon. Liquidité totale dès le premier jour, fiscalité optimisée après 8 ans, atout successoral majeur. C'est le couteau suisse du patrimoine, mais pas le plus performant fiscalement sur chaque usage spécifique.
Le PEA surpasse l'assurance vie sur la fiscalité des gains boursiers après 5 ans : seuls 18,6 % de prélèvements sociaux, zéro impôt sur le revenu. Plafond limité à 150 000 €, univers d'investissement restreint aux actions européennes et fonds éligibles. Pas d'avantage successoral.
Le PER est le seul à offrir une déduction fiscale à l'entrée (versements déductibles du revenu imposable). En contrepartie, le capital est bloqué jusqu'à la retraite sauf cas exceptionnels. Idéal pour les contribuables dont la tranche marginale d'imposition dépasse 30 %.
Ordre de priorité recommandé par nos conseillers : ouvrir un PEA et une assurance vie simultanément dès que possible (pour faire courir les deux antériorités fiscales), puis alimenter le PER en priorité si la tranche marginale d'imposition dépasse 30 %.
Les frais sont le premier levier d'optimisation d'un contrat, avant même le choix des supports. Un écart de 1 % de frais annuels sur un contrat de 100 000 € sur 20 ans représente plus de 40 000 € de capital final perdu, à rendement brut identique (base 5 % brut).
C'est le coût invisible que les simulations marketing ne montrent pas.
Les frais à comparer entre contrats :
En cas de décès, les capitaux transmis aux bénéficiaires désignés dans le contrat échappent aux droits de succession dans des limites précises.
C'est l'un des rares outils patrimoniaux permettant de transmettre des sommes importantes à des personnes sans lien de parenté, avec une fiscalité réduite.
Pour les primes versées avant 70 ans : chaque bénéficiaire désigné bénéficie d'un abattement de 152 500 €, puis d'un prélèvement de 20 % jusqu'à 700 000 € et 31,25 % au-delà.
Un couple avec deux enfants peut ainsi transmettre jusqu'à 610 000 € hors droits de succession via l'assurance vie (4 bénéficiaires × 152 500 €).
Pour les primes versées après 70 ans : abattement global de 30 500 € tous bénéficiaires confondus, puis droits de succession ordinaires sur le surplus. Les intérêts générés après 70 ans restent toutefois exonérés.
La clause bénéficiaire est le document le plus important du contrat, et le plus souvent négligé. Une rédaction imprécise peut annuler l'avantage fiscal ou créer des conflits entre héritiers.
Sa rédaction doit être revue à chaque changement de situation familiale.
À votre écoute