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Simulateur IFI 2026 : calculez votre impôt sur la fortune immobilière

L'impôt sur la fortune immobilière frappe le seul patrimoine immobilier, dès lors que sa valeur nette dépasse 1 300 000 € au 1er janvier. Le piège tient moins au barème, qui reste modéré, qu'à l'assiette : beaucoup de contribuables se croient hors du champ alors qu'ils y entrent une fois comptées leurs parts de SCPI, leurs SCI et la part immobilière de leur assurance vie. D'autres s'y croient alors qu'un emprunt en cours les en sort.

Ce simulateur applique le barème de l'article 977 du CGI, l'abattement de 30 % sur la résidence principale, la décote prévue entre 1,3 et 1,4 million d'euros, la réduction pour dons et le plafonnement à 75 % des revenus. Il détaille les droits dûs tranche par tranche, afin que vous voyiez où se forme réellement l'impôt.

Simulateur IFI

Barème 2026

Votre patrimoine immobilier

Résidence principale
Un abattement légal de 30 % s'applique automatiquement
Autres biens immobiliers
Résidence secondaire, locatif, terrains, garages
Parts de SCPI, SCI, OPCI
Y compris la fraction immobilière des unités de compte en assurance vie
Dettes déductibles
Capital restant dû des emprunts, travaux et impôts liés aux biens

Plafonnement et réductions

Revenus nets du foyer
Revenus 2025 du foyer, tous revenus confondus
Impôt sur le revenu et prélèvements sociaux
Déjà payés au titre de 2025, pour le calcul du plafonnement à 75 %
Dons à des organismes d'intérêt général
Réduction de 75 % du don, plafonnée à 50 000 €
Droits dus par tranche du barème

Chaque tranche n'est taxée qu'à hauteur de la fraction de patrimoine qu'elle recouvre.

Votre IFI 2026

IFI à payer
Patrimoine immobilier brut
Abattement résidence principale
Dettes déduites
Assiette nette taxable
IFI avant réductions
Taux moyen d'imposition
Tranche de patrimoineTauxDroits
IFI brut
Réductions appliquées
Décote et réduction dons
Effet du plafonnement 75 %
Échanger avec un conseiller
Bilan patrimonial offert, 30 minutes, sans engagement

Qui est redevable de l'IFI en 2026

Vous êtes redevable si votre patrimoine immobilier net taxable dépasse 1 300 000 € au 1er janvier de l'année d'imposition. Trois mots comptent dans cette phrase. Immobilier : les placements financiers, les liquidités, les œuvres d'art et les biens professionnels sont hors champ. Net : les dettes afférentes aux biens viennent en déduction. Au 1er janvier : la situation constatée ce jour-là fige l'imposition de toute l'année, une vente en février ne change rien.

Le foyer IFI n'est pas le foyer fiscal de l'impôt sur le revenu

La différence surprend souvent. Les concubins notoires forment un seul foyer IFI alors qu'ils déposent deux déclarations de revenus distinctes : leurs patrimoines s'additionnent pour apprécier le seuil. À l'inverse, les enfants majeurs rattachés au foyer fiscal pour l'impôt sur le revenu ne le sont pas pour l'IFI : leur patrimoine leur est propre. Seuls les biens des enfants mineurs sont rattachés à ceux des parents administrateurs légaux.

Ce qui entre dans l'assiette

  • Tous les immeubles bâtis et non bâtis détenus directement : résidence principale, résidences secondaires, locatif, terrains, garages, parkings.
  • Les parts de SCPI, d'OPCI, de SCI et de toute société à prépondérance immobilière, à hauteur de leur fraction immobilière.
  • La part immobilière des unités de compte de vos contrats d'assurance vie et de capitalisation, que l'assureur communique chaque année.
  • Les biens détenus en usufruit, pour leur valeur en pleine propriété : c'est l'usufruitier qui déclare, pas le nu-propriétaire.
  • Les immeubles en construction et les droits immobiliers tels que le droit au bail.

La dernière ligne mérite qu'on s'y arrête. Une donation de la nue-propriété à vos enfants ne fait pas sortir le bien de votre assiette IFI : tant que vous conservez l'usufruit, vous restez imposé sur sa valeur entière. Le démembrement issu d'une donation est un outil de transmission, pas un outil de réduction d'IFI. Seul le démembrement résultant d'une succession, dans les cas prévus à l'article 968 du CGI, partage l'assiette entre usufruitier et nu-propriétaire.

Le barème de l'IFI et la décote

Une fois le seuil de 1 300 000 € franchi, le barème s'applique dès 800 000 €. Autrement dit, le contribuable qui dépasse le seuil est taxé sur la fraction comprise entre 800 000 € et son patrimoine, pas seulement sur ce qui excède 1,3 million. C'est ce décalage entre seuil d'assujettissement et première tranche taxable qui produit l'effet de seuil que la décote vient corriger.

Fraction du patrimoine net taxableTauxImpôt cumulé en haut de tranche
Jusqu'à 800 000 €0 %0 €
De 800 000 à 1 300 000 €0,50 %2 500 €
De 1 300 000 à 2 570 000 €0,70 %11 390 €
De 2 570 000 à 5 000 000 €1,00 %35 690 €
De 5 000 000 à 10 000 000 €1,25 %98 190 €
Au-delà de 10 000 000 €1,50 %

La décote entre 1,3 et 1,4 million d'euros

Sans correctif, franchir le seuil d'un euro déclencherait immédiatement 2 500 € d'impôt. Le législateur a donc prévu une décote égale à 17 500 € diminués de 1,25 % du patrimoine net taxable, applicable entre 1 300 000 et 1 400 000 €. À 1 300 000 € pile, la décote atteint 1 250 € et ramène l'impôt de 2 500 € à 1 250 €. À 1 350 000 €, elle vaut encore 625 €. Au-delà de 1 400 000 €, elle s'annule.

Un exemple chiffré

Un couple détient une résidence principale de 1 100 000 €, un appartement locatif de 900 000 € et 200 000 € de parts de SCPI, avec 350 000 € de capital restant dû. L'abattement de 30 % sur la résidence principale retire 330 000 €. L'assiette nette ressort à 1 520 000 €. L'impôt se décompose en 2 500 € sur la tranche à 0,50 % et 1 540 € sur les 220 000 € taxés à 0,70 %, soit 4 040 €. Le taux moyen ne dépasse pas 0,27 % du patrimoine taxable.

Les abattements et exonérations

L'abattement de 30 % sur la résidence principale

C'est le seul abattement significatif de l'IFI, et il est automatique. Sur une résidence principale valorisée 1 000 000 €, vous ne déclarez que 700 000 €. Deux limites : l'abattement ne joue que pour une seule résidence, celle que vous occupez effectivement au 1er janvier, et il ne s'applique pas si le bien est détenu via une SCI dont vous êtes associé. Ce dernier point coûte cher à de nombreux redevables qui ont logé leur résidence principale dans une société civile pour des raisons successorales.

Les biens professionnels sont hors champ

Les immeubles affectés à votre activité professionnelle principale sont totalement exonérés, à condition que l'activité soit réelle et que vous y exerciez vos fonctions à titre principal. Les locaux loués à votre propre société d'exploitation entrent dans le dispositif si les conditions de détention et de fonction sont remplies. C'est le levier le plus puissant de l'IFI pour un chef d'entreprise, et c'est aussi celui que l'administration contrôle le plus attentivement.

Bois, forêts et terres agricoles

Les bois et forêts, ainsi que les parts de groupements forestiers, bénéficient d'une exonération de 75 % moyennant un engagement de gestion durable de trente ans. Les biens ruraux loués par bail à long terme et les parts de GFA suivent un régime voisin : exonération de 75 % jusqu'à 101 897 €, puis 50 % au-delà. Ces actifs restent peu liquides et faiblement rentables, mais leur traitement fiscal en fait un outil de réduction d'assiette pour les patrimoines importants.

Les dettes déductibles de l'IFI

Seules les dettes existant au 1er janvier et directement liées à un bien imposé sont déductibles. Un crédit à la consommation, un prêt destiné à financer un portefeuille titres ou un découvert bancaire ne réduisent pas l'assiette, même s'ils pèsent sur votre trésorerie.

  • Le capital restant dû des emprunts contractés pour acquérir, construire, réparer ou améliorer un bien imposé.
  • Les dépenses de travaux engagées et non encore réglées au 1er janvier.
  • La taxe foncière et les droits de mutation afférents aux biens imposés. En revanche ni la taxe d'habitation ni l'impôt sur le revenu tiré des loyers ne sont déductibles.
  • L'IFI lui-même de l'année, qui vient en déduction de sa propre assiette.

Le retraitement des prêts in fine

Un prêt in fine maintient le capital emprunté intact jusqu'à l'échéance, ce qui permettrait de conserver indéfiniment une dette déductible à son maximum. Le législateur a fermé la porte : la dette déductible est reconstituée comme si le prêt était amortissable linéairement sur sa durée. Sur un prêt in fine de 1 000 000 € sur dix ans, vous ne déduisez que 800 000 € après deux ans. Deux autres plafonnements existent : pour les patrimoines supérieurs à 5 000 000 € dont les dettes excèdent 60 % de la valeur, la fraction au-delà n'est déductible qu'à moitié.

Comment réduire son IFI légalement

Le plafonnement à 75 % des revenus

C'est le mécanisme le plus efficace et le plus ignoré. Le total formé par votre IFI, votre impôt sur le revenu et vos prélèvements sociaux ne peut dépasser 75 % de vos revenus de l'année précédente. L'excédent vient en diminution de l'IFI, sans limite. Un retraité propriétaire d'un patrimoine immobilier important mais disposant de revenus modestes peut ainsi voir son IFI réduit à zéro. Le calcul n'est pas automatique : c'est à vous de le porter sur votre déclaration.

Les dons à des organismes d'intérêt général

Un don à une fondation reconnue d'utilité publique, à un établissement d'enseignement supérieur ou à une entreprise d'insertion ouvre droit à une réduction égale à 75 % du montant versé, plafonnée à 50 000 €. Concrètement, 10 000 € donnés effacent 7 500 € d'IFI : le coût réel du don se limite à 2 500 €. Le versement doit intervenir entre la date limite de déclaration de l'année précédente et celle de l'année en cours. Attention, un même don ne peut pas être utilisé deux fois, à l'IFI et à l'impôt sur le revenu.

Arbitrer vers des actifs hors assiette

C'est le seul levier structurel. Vendre un bien locatif pour réinvestir le produit dans un PEA, un contrat de capitalisation ou du private equity sort définitivement la valeur de l'assiette IFI, tout en supprimant l'imposition des revenus fonciers à 47,2 % ou 58,2 %. L'acquisition de parts de SCPI en nue-propriété produit le même effet pendant toute la durée du démembrement : le nu-propriétaire n'est pas redevable de l'IFI sur ces parts, c'est l'usufruitier qui l'est. Notre simulateur de SCPI en démembrement chiffre l'opération.

Une précaution s'impose : ne construisez jamais un montage dont le seul objet est fiscal. L'abus de droit fiscal vise désormais les opérations à but principalement fiscal, et pas seulement exclusivement fiscal. Chaque arbitrage doit répondre à une logique patrimoniale défendable : diversification, liquidité, préparation de la retraite ou transmission.

Déclaration et calendrier 2026

L'IFI se déclare en même temps que l'impôt sur le revenu, sur l'annexe 2042-IFI, aux mêmes dates limites que votre déclaration principale. Vous devez détailler bien par bien, avec les références cadastrales, et vous êtes seul responsable de l'évaluation retenue. L'avis d'imposition arrive généralement fin août pour un paiement mi-septembre.

Sur l'évaluation, retenez une règle simple : la valeur vénale au 1er janvier, celle qui serait obtenue par une vente dans des conditions normales de marché. Une décote de 10 à 20 % est admise pour un bien loué, et jusqu'à 30 % pour un bien détenu en indivision ou grevé d'un droit d'usage, à condition de pouvoir la justifier. Conservez les éléments de comparaison qui fondent votre estimation : le délai de reprise de l'administration est de trois ans, porté à six en cas d'omission de bien.

À votre écoute

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Questions fréquentes sur l'IFI

Seuil, assiette, dettes déductibles, plafonnement : les réponses aux questions que se posent le plus souvent les redevables de l'impôt sur la fortune immobilière.

À partir de quel montant est-on redevable de l'IFI ?

À partir de 1 300 000 € de patrimoine immobilier net taxable au 1er janvier. Net signifie après déduction des emprunts en cours et après l'abattement de 30 % sur la résidence principale. Une fois le seuil franchi, le barème s'applique dès 800 000 € et non à partir de 1,3 million : c'est ce décalage qui rend le passage du seuil coûteux, et que la décote prévue entre 1,3 et 1,4 million vient atténuer. Un patrimoine net de 1 300 000 € pile aboutit ainsi à 1 250 € d'IFI, et non 2 500 €.

Quelles dettes sont déductibles de l'IFI ?

Uniquement celles qui existent au 1er janvier et se rattachent directement à un bien imposé : capital restant dû des emprunts d'acquisition, de construction ou de travaux, dépenses de travaux engagées et non payées, taxe foncière, droits de mutation et l'IFI lui-même. Sont exclus les crédits à la consommation, les prêts destinés à financer des placements financiers, la taxe d'habitation et l'impôt sur les loyers. Un prêt in fine est retraité : il est traité comme s'il s'amortissait linéairement, ce qui réduit chaque année la dette déductible.

Comment réduire son IFI légalement ?

Quatre leviers, par ordre d'efficacité décroissante. Le plafonnement à 75 % des revenus, qui peut annuler l'IFI d'un contribuable au patrimoine élevé mais aux revenus modestes, et qu'il faut demander soi-même. Le don à un organisme d'intérêt général, qui efface 75 % du montant versé dans la limite de 50 000 €. L'acquisition de parts de SCPI en nue-propriété, qui place la valeur hors de votre assiette pendant toute la durée du démembrement. Et l'arbitrage d'un bien locatif vers des actifs financiers, seul levier véritablement structurel. En revanche, donner la nue-propriété de vos biens à vos enfants ne réduit pas votre IFI : l'usufruitier reste imposé sur la valeur en pleine propriété.

La résidence principale est-elle imposée à l'IFI ?

Oui, mais avec un abattement automatique de 30 % sur sa valeur vénale. Une maison estimée 1 000 000 € n'est déclarée que 700 000 €. L'abattement ne vaut que pour une seule résidence, celle que vous occupez effectivement au 1er janvier, et il tombe si le bien est détenu par l'intermédiaire d'une SCI dont vous êtes associé. Ce dernier point surprend beaucoup de contribuables qui avaient logé leur résidence principale dans une société civile pour organiser leur succession : le montage coûte alors 30 % d'assiette supplémentaire chaque année.

Les SCPI et l'assurance vie entrent-elles dans l'IFI ?

Les parts de SCPI et d'OPCI sont imposables pour leur valeur de rachat. L'assurance vie l'est aussi, mais uniquement à hauteur de la fraction immobilière de ses unités de compte : votre assureur vous communique chaque année le pourcentage à retenir. Les fonds en euros restent hors champ, même lorsqu'ils comportent une poche immobilière, et les actions de sociétés cotées ne sont retenues que si vous détenez au moins 5 % du capital. C'est un oubli fréquent : nombre de foyers franchissent le seuil de 1,3 million uniquement à cause de ces lignes indirectes.

Que risque-t-on en cas d'oubli de déclaration ?

Une majoration de 10 % en cas de retard simple, portée à 40 % après mise en demeure restée sans effet, plus des intérêts de retard de 0,20 % par mois. Le délai de reprise de l'administration est de trois ans, mais il passe à six ans lorsqu'un bien a été purement et simplement omis de la déclaration. En cas de sous-évaluation délibérée, la majoration atteint 40 % pour manquement délibéré et 80 % en cas de manœuvres frauduleuses. Une évaluation prudente et documentée coûte toujours moins cher qu'un redressement.