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Simulateur de donation : calculez vos droits en 2026

Donner de son vivant coûte presque toujours moins cher que laisser faire la succession. Non pas parce que le barème serait plus doux, il est rigoureusement identique, mais parce que la donation autorise trois choses que le décès interdit : utiliser l'abattement plusieurs fois au cours d'une vie, figer la valeur du bien avant qu'elle ne monte, et ne transmettre que la nue-propriété en conservant l'usage du bien.

Ce simulateur applique les barèmes en vigueur en 2026 : abattements de l'article 779 du CGI, barème des droits de l'article 777, valorisation de l'usufruit selon l'article 669 et émoluments du notaire. Il compare systématiquement votre projet avec ce que coûterait la même transmission au décès, afin que vous lisiez l'économie réelle et non un montant hors contexte.

Simulateur de donation

Barèmes 2026

Votre projet de donation

Valeur du bien donné
Valeur vénale en pleine propriété au jour de la donation
Ce que vous donnez
Âge du donateurans
Lien avec le bénéficiaire
Nombre de bénéficiairespers.
Chaque bénéficiaire dispose de son propre abattement
Nombre de donateurs
L'abattement se compte par donateur et par bénéficiaire
Donations antérieures
Par couple donateur–bénéficiaire, sur les 15 dernières années
Net reçuDroits de mutationFrais de notaire

Comparaison entre la donation envisagée aujourd'hui et la transmission du même bien en pleine propriété au décès.

Votre simulation

Droits de donation à payer
Valeur transmise
Abattement total
Base taxable
Taux effectif
Frais de notaire
Coût total de l'opération
Tranche taxableTauxDroits
Par bénéficiaire et par donateur
Gain fiscal
Droits si transmission au décès
Économie réalisée
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Bilan patrimonial offert, 30 minutes, sans engagement

Comment se calculent les droits de donation

Le calcul suit toujours le même enchaînement, quel que soit le bien transmis. On part de sa valeur vénale au jour de la donation, on retranche l'abattement lié au lien de parenté, puis on applique un barème progressif au solde. Deux points passent souvent inaperçus et changent pourtant tout le résultat : l'abattement se compte par couple donateur-bénéficiaire, et le barème progressif s'applique lui aussi transmission par transmission. Un couple qui donne à deux enfants réalise donc quatre transmissions fiscalement distinctes, chacune avec son abattement et sa propre progression de tranches.

L'abattement dépend du lien de parenté

Chaque bénéficiaire dispose de son propre abattement, et cet abattement se reconstitue intégralement tous les quinze ans. Un couple qui donne à ses deux enfants mobilise donc quatre abattements de 100 000 €, soit 400 000 € transmis sans un euro de droits, puis à nouveau 400 000 € quinze ans plus tard.

Lien avec le bénéficiaireAbattementBarème applicable
Enfant, par parent donateur100 000 €5 à 45 % en ligne directe
Petit-enfant, par grand-parent31 865 €5 à 45 % en ligne directe
Arrière-petit-enfant5 310 €5 à 45 % en ligne directe
Conjoint ou partenaire de PACS80 724 €5 à 45 %
Frère ou sœur15 932 €35 % puis 45 %
Neveu ou nièce7 967 €55 % au premier euro
Bénéficiaire handicapé, cumulable159 325 €selon le lien de parenté
Tiers sans lien de parentéaucun60 % au premier euro

Le barème des droits en ligne directe

Une fois l'abattement épuisé, le solde est taxé par tranches. Le taux marginal reste modéré tant que la part taxable ne dépasse pas quelques centaines de milliers d'euros : jusqu'à 552 324 € de base imposable, on plafonne à 20 %. C'est seulement au-delà que la progression devient pénalisante.

Part taxable après abattementTauxDroits cumulés en haut de tranche
Jusqu'à 8 072 €5 %404 €
De 8 072 à 12 109 €10 %807 €
De 12 109 à 15 932 €15 %1 381 €
De 15 932 à 552 324 €20 %108 659 €
De 552 324 à 902 838 €30 %213 813 €
De 902 838 à 1 805 677 €40 %574 949 €
Au-delà de 1 805 677 €45 %

Hors ligne directe, le barème se durcit brutalement : 35 % puis 45 % entre frères et sœurs, 55 % pour un neveu ou une nièce, 60 % pour un tiers. C'est ce qui explique qu'une transmission de 100 000 € à un neveu coûte plus cher qu'une transmission de 200 000 € à un enfant. Lorsque la transmission doit sortir de la ligne directe, l'assurance vie devient souvent l'enveloppe la plus efficace : son régime de l'article 990 I ignore complètement le lien de parenté.

Le rappel fiscal de quinze ans

Les donations consenties depuis moins de quinze ans se cumulent. Si vous avez donné 60 000 € à votre fils il y a huit ans, il ne vous reste que 40 000 € d'abattement disponible aujourd'hui, et les tranches basses du barème sont déjà consommées. Le compteur ne repart à zéro qu'au quinzième anniversaire de l'acte antérieur.

C'est la raison pour laquelle transmettre tôt et par tranches successives coûte beaucoup moins cher que transmettre une seule fois tardivement. Une donation à 55 ans, une deuxième à 70 ans, une troisième à 85 ans, cela représente trois abattements pleins par enfant et par parent au lieu d'un seul. Pour un couple avec deux enfants, cela porte le montant transmissible en franchise totale de droits à 1 200 000 € sur trente ans.

Donner de son vivant une maison avec usufruit

C'est le montage le plus courant et le plus mal compris. Vous donnez la nue-propriété de votre bien à vos enfants et vous en conservez l'usufruit : vous continuez à y habiter, ou à en encaisser les loyers, jusqu'à votre décès. Les droits ne sont calculés que sur la valeur de la nue-propriété, jamais sur la valeur totale du bien.

Le barème fiscal de l'usufruit

L'article 669 du CGI fixe la répartition en fonction de l'âge du donateur au jour de l'acte, par tranches de dix ans. Plus vous donnez tôt, plus votre usufruit vaut cher et moins la nue-propriété transmise est taxée. Franchir un anniversaire décennal coûte dix points de valeur taxable : signer à 70 ans plutôt qu'à 71 change mécaniquement l'assiette de 10 % de la valeur du bien.

Âge du donateurValeur de l'usufruitValeur de la nue-propriété
Moins de 21 ans90 %10 %
De 21 à 30 ans80 %20 %
De 31 à 40 ans70 %30 %
De 41 à 50 ans60 %40 %
De 51 à 60 ans50 %50 %
De 61 à 70 ans40 %60 %
De 71 à 80 ans30 %70 %
De 81 à 90 ans20 %80 %
À partir de 91 ans10 %90 %

Un exemple chiffré

Prenons une maison de 300 000 € et un donateur de 65 ans qui la transmet à son enfant unique. L'usufruit vaut 40 %, la nue-propriété 60 %, soit 180 000 €. Après l'abattement de 100 000 €, la base taxable tombe à 80 000 € et les droits s'élèvent à 14 194 €. Si le même bien était transmis en pleine propriété au décès, la base serait de 200 000 € et les droits de 38 194 €. L'économie immédiate atteint 24 000 €.

Ce qui se passe au décès du donateur

L'usufruit s'éteint et rejoint automatiquement la nue-propriété. Vos enfants deviennent pleins propriétaires sans acquitter le moindre droit supplémentaire : c'est l'article 1133 du CGI. Toute la revalorisation du bien entre la donation et le décès échappe donc définitivement aux droits de mutation. Sur un bien qui double de valeur en vingt ans, cet effet pèse souvent plus lourd que l'économie initiale.

Un point de vigilance : tant que vous conservez l'usufruit d'un bien immobilier, c'est vous qui restez redevable de l'impôt sur la fortune immobilière sur sa valeur en pleine propriété. Le démembrement issu d'une donation ne déplace pas l'assiette IFI, contrairement à une idée répandue. Notre simulateur IFI permet de vérifier l'effet sur votre situation avant de signer.

Les frais de notaire d'une donation

Une donation immobilière passe obligatoirement devant notaire, et une donation-partage également, quelle que soit la nature des biens. Les frais se décomposent en émoluments proportionnels dégressifs, TVA à 20 % sur ces émoluments, contribution de sécurité immobilière de 0,10 % et quelques centaines d'euros de formalités et débours.

Le barème des émoluments

Tranche de valeur transmiseTaux d'émolument
De 0 à 6 500 €4,931 %
De 6 500 à 17 000 €2,034 %
De 17 000 à 60 000 €1,356 %
Au-delà de 60 000 €1,017 %

Sur une donation portant sur 180 000 € de nue-propriété, les émoluments ressortent à environ 2 340 €. Avec la TVA, la contribution de sécurité immobilière et les formalités, le total tourne autour de 3 400 €. Point important que beaucoup de simulateurs ignorent : lorsque vous ne donnez que la nue-propriété, les émoluments sont assis sur cette seule valeur, pas sur la pleine propriété.

Qui paie les droits et les frais

En principe le bénéficiaire. Mais le donateur peut les prendre à sa charge, et l'administration ne considère pas cette prise en charge comme une donation supplémentaire taxable. C'est un levier peu connu et redoutablement efficace : régler 14 000 € de droits à la place de votre enfant revient à lui transmettre 14 000 € de plus en franchise totale.

Donation simple, donation-partage ou don manuel

La donation-partage fige les valeurs

Une donation simple sera réévaluée au jour du décès pour vérifier le respect de la réserve héréditaire. Si le bien donné a fortement pris de la valeur, l'enfant qui l'a reçu peut se retrouver débiteur d'une soulte envers ses frères et sœurs, parfois vingt ans plus tard. La donation-partage échappe à cette réévaluation : les valeurs sont arrêtées au jour de l'acte, définitivement. Dès qu'il y a plusieurs enfants, c'est presque toujours la bonne formule, et le surcoût d'émoluments est marginal.

Le don familial de somme d'argent

L'article 790 G du CGI ouvre un abattement supplémentaire de 31 865 € pour les dons d'argent, parfaitement cumulable avec l'abattement de 100 000 €. Trois conditions strictes : le donateur doit avoir moins de 80 ans au jour du don, le bénéficiaire doit être majeur, et il doit s'agir d'une somme d'argent, pas d'un bien. Un parent de 70 ans peut donc transmettre 131 865 € à chacun de ses enfants sans le moindre droit. Le don doit être déclaré dans le mois via le formulaire 2735.

Le présent d'usage

Un cadeau consenti à l'occasion d'un événement, anniversaire, mariage, réussite à un examen, et proportionné à votre train de vie n'est ni taxable ni rapportable à la succession. Il n'entre pas dans le rappel fiscal de quinze ans et ne consomme aucun abattement. La limite reste floue : l'administration retient une proportion raisonnable de vos revenus et de votre patrimoine, sans seuil chiffré. En pratique, quelques pour cent du revenu annuel passent sans difficulté, davantage devient discutable.

Les erreurs qui coûtent le plus cher

  • Attendre. Chaque période de quinze ans non utilisée est un abattement définitivement perdu, et le barème de l'usufruit se dégrade tous les dix ans.
  • Donner un bien dont on ne peut pas se passer. Une donation est irrévocable, sauf ingratitude, inexécution des charges ou survenance d'enfant.
  • Omettre de déclarer un don manuel. Le délai de reprise de l'administration ne court qu'à compter de la révélation du don, pas de sa date réelle.
  • Sous-évaluer volontairement le bien. Le redressement s'accompagne d'intérêts de retard et de pénalités pouvant atteindre 40 %.
  • Négliger la réserve héréditaire. Vous ne disposez librement que de la quotité disponible : la moitié avec un enfant, le tiers avec deux, le quart avec trois ou plus.
  • Donner la pleine propriété d'un bien locatif dont vous avez besoin des revenus. Le démembrement répond à la même logique successorale sans vous priver.

Donation ou succession : ce que vous économisez réellement

Le barème est le même dans les deux cas et l'abattement de 100 000 € joue aussi en succession. La donation ne fait donc pas baisser le taux : elle fait baisser l'assiette et multiplie le nombre de fois où l'abattement peut servir. Trois effets se cumulent.

  • Le démembrement sort la valeur de l'usufruit de l'assiette taxable, définitivement.
  • Le renouvellement tous les quinze ans permet d'utiliser plusieurs fois le même abattement, ce que le décès ne permet qu'une fois.
  • La valeur est figée au jour de l'acte : toute la revalorisation ultérieure du bien échappe aux droits.

La donation ne remplace pas les autres outils de transmission, elle les complète. L'assurance vie reste imbattable pour transmettre hors ligne directe ou au-delà des abattements de droit commun, et le démembrement de parts de SCPI permet d'appliquer la même mécanique à un patrimoine immobilier sans gestion. Le bon montage combine presque toujours les trois. Si votre patrimoine immobilier dépasse 1,3 million d'euros, vérifiez aussi l'effet de la transmission envisagée sur votre impôt sur la fortune immobilière.

À votre écoute

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Questions fréquentes sur la donation

Abattements, frais de notaire, délai de quinze ans, démembrement : les réponses aux questions que l'on nous pose le plus souvent avant de signer une donation.

Combien peut-on donner à ses enfants sans payer d'impôt ?

100 000 € par parent et par enfant, soit 200 000 € pour un couple, et ce tous les quinze ans. À cet abattement s'ajoute le don familial de somme d'argent de 31 865 € prévu à l'article 790 G du CGI, à condition que le donateur ait moins de 80 ans et que le bénéficiaire soit majeur. Un couple de moins de 80 ans peut donc transmettre 263 730 € à chacun de ses enfants sans le moindre droit à payer, puis recommencer quinze ans plus tard. Si le bénéficiaire est en situation de handicap, un abattement supplémentaire de 159 325 € vient encore se cumuler.

Quels sont les frais pour une donation de 100 000 euros ?

Deux postes distincts, qu'il ne faut pas confondre. Les droits de donation d'abord : pour 100 000 € donnés à un enfant, l'abattement absorbe la totalité et les droits sont nuls. Les frais de notaire ensuite, qui restent dus même en l'absence de droits : environ 1 520 € d'émoluments, 305 € de TVA, 100 € de contribution de sécurité immobilière et quelques centaines d'euros de formalités, soit un total voisin de 2 330 € pour un bien immobilier. Un don d'argent déclaré par formulaire 2735, lui, ne coûte rien du tout.

Pourquoi donner la nue-propriété plutôt que la pleine propriété ?

Pour trois raisons cumulatives. Les droits ne portent que sur la valeur de la nue-propriété, soit 60 % du bien pour un donateur de 65 ans et 30 % seulement à 45 ans. Vous conservez l'usage du bien et ses revenus locatifs jusqu'à votre décès. Et au décès, l'usufruit rejoint la nue-propriété sans aucun droit supplémentaire, en application de l'article 1133 du CGI, ce qui met définitivement hors de portée des droits toute la revalorisation du bien intervenue depuis la donation. La contrepartie est que vous restez redevable de l'IFI sur la valeur en pleine propriété.

Peut-on annuler une donation déjà signée ?

Rarement. La donation est irrévocable par principe. Le Code civil ne prévoit que trois cas de révocation : l'inexécution des charges imposées au donataire, l'ingratitude caractérisée, et la survenance d'un enfant lorsque l'acte l'a expressément prévu. En dehors de ces hypothèses, vous ne pouvez pas revenir en arrière. C'est précisément pour cela que le démembrement est souvent préférable à la donation en pleine propriété : vous transmettez la valeur sans perdre l'usage ni les revenus du bien. Entre époux, la donation de biens présents reste en revanche librement révocable.

Faut-il déclarer un don d'argent aux impôts ?

Oui, même lorsqu'aucun droit n'est dû. Le bénéficiaire doit déposer un formulaire 2735 dans le mois qui suit le don, ou le déclarer en ligne depuis son espace particulier. Cette déclaration n'est pas une formalité anodine : elle donne date certaine au don et fait courir le délai de quinze ans. Un don non déclaré reste taxable indéfiniment, car le délai de reprise de l'administration ne commence à courir qu'à compter du jour où elle en a connaissance, souvent lors du règlement de la succession.

À quel âge faut-il commencer à donner ?

Le plus tôt compatible avec vos propres besoins. Deux compteurs jouent contre vous : l'abattement ne se reconstitue que tous les quinze ans, et la valeur de votre usufruit perd dix points à chaque anniversaire décennal. Une première donation à 55 ans laisse la place à deux autres avant 90 ans, là où une première donation à 75 ans n'en laissera qu'une. La contrainte réelle n'est pas fiscale mais patrimoniale : ne donnez jamais ce dont vous pourriez avoir besoin, notamment pour financer une dépendance. Le démembrement permet précisément de concilier les deux.